D’un village de pierre
Mhamed naît dans les années 1950 à AzrowaDo, pieds nus dans les montagnes roses de l’Anti-Atlas. C’est là que tout commence.
Azrowadôme
Tafraout
Refuge des cultures — Tafraout, Maroc
Au cœur de l’Anti-Atlas, un lieu qui ouvre ses portes à chacun, où la différence devient une richesse plutôt qu’une frontière.
Qu’est-ce qu’Azrowadôme ?
Le nom vient d’AzrowaDo, le village, qui signifie « le parfum de la pierre ». « Azro », c’est le rocher en amazigh ; le dôme, c’est l’élévation. Un rocher qui porte un dôme, comme le lieu porte celles et ceux qui viennent à lui.
Ici, on ne demande à personne sa religion, sa couleur ou son origine. On demande seulement ce que l’on est prêt à partager. La porte reste ouverte, et l’on s’assoit ensemble — hommes, femmes, gens d’ici et d’ailleurs — pour prendre le temps que le monde a oublié.
Ce qui nous porte
On n’entre pas ici en montrant patte blanche. On entre comme on est, d’où que l’on vienne. L’hospitalité n’attend rien en retour.
Des drapeaux, des œuvres, des visages de partout : la différence n’est pas un mur, c’est ce qui rend la table plus riche. On vient pour se parler, pas pour se ressembler.
Azrowadôme se vit lentement. C’est une respiration, un lieu de passage où l’on s’assoit, où l’on écoute, et d’où l’on repart un peu différent.
Au-dedans
Une porte ouverte, qui ne demande pas d’où l’on vient. La première chose que l’on ressent en arrivant : on est attendu.
Le cœur du lieu. On s’y assoit autour d’un thé, on parle sans se presser, on retrouve ce temps que les villages avaient oublié.
Des sculptures venues d’ailleurs, jusqu’à Beethoven, qui intriguent, ouvrent la discussion et rappellent que la création dépasse les frontières.
Sous la voûte se rejoignent les drapeaux du monde entier. Non pour diviser, mais pour montrer que la différence est une richesse.
L’histoire
Mhamed naît dans les années 1950 à AzrowaDo, pieds nus dans les montagnes roses de l’Anti-Atlas. C’est là que tout commence.
À cinq ans, il découvre une ville où mosquée, église et synagogue se côtoient. Il apprend tôt à regarder les gens sans les juger.
De Tanger à la Belgique, petits métiers puis sa propre entreprise à Bruxelles, et une radio pour faire vivre sa langue. Jamais il n’oublie le village.
Il revient bâtir une maison où chacun a sa place, quelles que soient sa couleur et sa pensée. Azrowadôme est né.
À voir sur place
Un lieu composé au fil des années et des rencontres, où chaque objet raconte une histoire et invite à la conversation.
Réunis sous le dôme, ils rappellent que tous les peuples ont leur place ici, et qu’aucune terre n’est étrangère à l’autre.
Venues d’ici et d’ailleurs, jusqu’à Beethoven, elles témoignent que la beauté et la création n’ont pas de frontière.
Ici, les femmes ont toute leur place : elles s’assoient, prennent la parole et rient librement, comme il se doit dans une maison vivante.
Venez
Découvrez les horaires et le chemin pour rejoindre Azrowadôme, et venez voir le lieu de vos propres yeux.
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